bio

ce noir tout autour qui parait nous cerner_biennale photo mulhouse 2020_THIS IS THE END
exposition collective w/ NOLWENN BROD, ISABELLE GIOVACCHINI, GEERT GOIRIS, JEAN-BAPTISTE GRANGIER, RAYMOND MEEKS, GIOVANNA SILVA, ALAIN WILLAUME. Photographies de la collection de MADELEINE MILLOT-DURRENBERGER : MANUEL ALVAREZ-BRAVO, JOHN BALDESSARI, PATRICK BAILLY-MAÎTRE-GRAND, ZOLT-PETER BARTA, HERVÉ BOHNERT, SOPHIE CALLE, RUDOLF SCHÄFER
musée des beaux-arts
commissariat Anne Immelé
mulhouse_fr
11.09.20 > 10.01.21

bio

jean-baptiste grangier, jean baptiste grangier

les hommes de la Terre, 2020
impression photo par sublimation sur textile imperméable, bois, ficelle
dimensions 80x80x170 cm

de gauche à droite:
les hommes de la Terre, 2020
impression photo par sublimation sur textile imperméable, bois, ficelle
dimensions 80x80x170 cm
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les autres plantes sous les autres soleils, 2018
tirage lambda couleur sur papier RC satiné kodak endura premier N
contrecollé sur dibond 2mm
dimensions 29x19,3cm
cadre baguette en hêtre teinté noir, tirage rehaussé sur dos cartonné
dimensions encadré 26x36cm
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écogenèse,2019
impression UV sur aluminium 3mm
dimensions 84x119cm
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ici sont les terres australes inconnues, 2019
impression laser, reproduction numérotée du nova totius terrarum orbis geographica ac hydrographica tabula, boite en plexiglas
dimensions 60x40x6 cm

jean-baptiste grangier, jean baptiste grangier
jean-baptiste grangier, jean baptiste grangier

les autres plantes sous les autres soleils, 2018

Intitulée « This is the End », enracinée dans la relation que la photographie noue avec la fin imminente, cette édition s’avère, bien malgré elle, au plus proche du moment de bascule que nous vivons, entre un avant et un après.

Par sa dimension inéluctable, la pratique de la photographie incarne intensément l’affirmation This Is the End, tout en ouvrant sur un imaginaire du passage et de l’après. Cette 4e édition de la BPM a lieu dans un contexte politique, économique et écologique marqué par la fin de la croyance en un système global de production devenu insensé et l’épuisement des ressources environnementales. This Is the End  nous apostrophe sur la nature profondément destructrice du système industriel planétarisé et son point de rupture. Loin des représentations hollywoodiennes de la fin du monde ou des théories des collapsologistes, la BPM invite à s’interroger sur le pessimisme ambiant. Aborder la fin, c’est aussi proposer les moyens d'une prise de conscience, d’un changement du cours des choses.

This is the End évoque aussi le pouvoir fascinant des confins du monde, des civilisations englouties, des grottes sombres. La fin, c’est aussi la chute, le vertige ou son pressentiment. The End, c’est aussi la fin du film, de l’histoire dans laquelle le spectateur a aimé se plonger, rappelant la dimension fictionnelle de la pratique photographique.

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L’exposition croise plusieurs approches de l’idée d’inéluctable et d’effondrement, rapprochant le destin des humains de celui de paysages surexploités, anéantis ou disparus.

Aujourd’hui notre relation au vivant est mise à mal. Est-ce parce que l’humain est conscient de la brièveté de son existence qu’il vit dans un présent d’ultra-consommation, dévastant la nature, au point de se demander si la vie sur terre restera possible après lui ?

L’exposition se déploie en trois parties qui s’entremêlent au fil des salles : ce qui fut (Isabelle Giovacchini, collection Madeleine Millot-Durrenberger, Giovanna Silva), le temps présent (Nolwenn Brod, Raymond Meeks, Alain Willaume) et les visions du futur (Gert Goiris, Jean-Baptiste Grangier).


Jean-Baptiste Grangier apporte un regard sur le présent qui ne se tourne pas uniquement vers l'avenir mais qui tente aussi de mieux appréhender celui-ci en cherchant dans notre passé. Pour cette exposition, les œuvres réunies sous le titre Les mondes anciens forment une constellation, offrant un va-et-vient entre passé, présent, futur.

Le titre de l’exposition est issu du texte que Gérard Haller a consacré aux photographies d’Alain Willaume dans le livre Coordonnées 72/18, dont la séquence « donne forme aux peurs, à la tension et à l’instabilité qui nous environnent. La vulnérabilité et le doute prévalent, dans un monde masqué et sous la forme d’une épopée qui se déploierait au bord du néant… »

écogenèse,2019
impression UV sur aluminium 3mm
dimensions 84x119cm

jean-baptiste grangier, jean baptiste grangier

ce noir tout autour qui parait nous cerner_biennale photo mulhouse 2020_THIS IS THE END
exposition collective w/ NOLWENN BROD, ISABELLE GIOVACCHINI, GEERT GOIRIS, JEAN-BAPTISTE GRANGIER, RAYMOND MEEKS, GIOVANNA SILVA, ALAIN WILLAUME. Photographies de la collection de MADELEINE MILLOT-DURRENBERGER : MANUEL ALVAREZ-BRAVO, JOHN BALDESSARI, PATRICK BAILLY-MAÎTRE-GRAND, ZOLT-PETER BARTA, HERVÉ BOHNERT, SOPHIE CALLE, RUDOLF SCHÄFER
musée des beaux-arts
commissariat Anne Immelé
mulhouse_fr

11.09.20 > 10.01.21